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Quand des algues, dont
nous venons de constater la fréquente utilité, menacent d'envahir un bac
de stricte décoration, il faut bien se résoudre à tenter de les
éliminer. Il n'existe pas actuellement de produit qui soit efficace
contre toutes les espèces d'algues ou qui détruise ces dernières sans
affaiblir les plantes. En fait, les algicides sont généralement des
produits qui limitent la photosynthèse et leur utilisation affecte
autant les plantes que les algues. Seules la robustesse et la relative
imperméabilité de la paroi cellulaire des plantes supérieures tendent à
protéger celles-ci. Ce sont là des barrières bien fragiles.
Fonction particulière
aux algues bleues (Cyanophycées) : Les algues dites bleues mais qui
peuvent en réalité être de couleur bleue, verte ou brun foncé, se
distinguent des autres algues par le fait que, comme les bactéries, ce
sont des organismes procaryotes sans noyau cellulaire. En bref, les
algues bleues et les bactéries sont très proches les unes des autres. Il
existe des centaines de genres et des milliers d'espèces d'algues bleues
mais en pratique toutes celles de l'aquarium appartiennent au groupe des
Oscillaires. Ces algues sont des filamenteuses dont les filaments très
courts sont mobiles, elles vivent collées sur les feuilles des plantes
(c'est leur côté nuisible) ou sur les pierres et même parfois
directement sur le sable de l'aquarium. Leur éventuelle utilité est donc
très sujette à caution, mais la nier en bloc serait une grave erreur.
L'aquariophilie est un art de nuances et de jugement qui interdit par
définition les interventions brutales. Il faut savoir reconnaître en
quelles situations un agent douteux peut devenir utile. C'est au niveau
des sols que ces algues montrent une activité épuratrice originale car,
joignant la mixotrophie à la mobilité, ce sont des agents épurateurs
locaux de la surface du sable et même des premiers millimètres de la
couche superficielle.
La pullulation des
algues bleues : Il s'agit du cas particulier où les feuilles des plantes
sont entièrement couvertes d'une couche d'algues bleues qui gênent la
photosynthèse parce qu'elles occultent la lumière. Cet accident n'arrive
généralement que lors de certaines circonstances, à savoir
essentiellement : soit dans des aquariums trop riches en éléments
fertilisants. soit dans des bacs qui viennent d'être refaits de fond en
comble : c'est en quelque sorte une maladie de jeunesse des aquariums.
Pour débarrasser un aquarium de ce type d'algues il suffit donc
généralement d'attendre. Mais, cette attente ne doit pas être passive,
sinon les plantes supérieures risquent de mourir avant la guérison.
C'est pourquoi, il faut entreprendre la lutte dès que possible et, sans
relâche, favoriser les plantes au détriment des algues. En évitant les
pollutions; en nettoyant, autant qu'il est nécessaire, les feuilles des
plantes entre le pouce et l'index; en procédant à des apports brutaux
d'eau très peu calcaire; les Cyanophycées, incriminées dans ce cas bien
particulier, n'aimant pas les eaux trop douces; en immergeant 2 plaques
de cuivre dans l'aquarium, traitement relativement actif contre les
algues mais présentant un certain danger vis-à-vis des plantes
affaiblies; en évitant les trop fortes températures favorables aux
algues bleues.
Voici les cotes généralement pratiquées pour les tubes fluorescents.
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Longueur |
Puissance |
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37 cm |
14 W |
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45 cm |
15 W |
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60 cm |
20 W |
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75 cm |
25 W |
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90 cm |
30 W |
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120 cm |
40 W |
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150 cm |
65 W |
Il est vrai qu'un tube fluorescent a généralement une
durée de vie de 4 à 5 000 heures, mais il est non moins exact qu'après 3
900 heures, c'est-à-dire au bout d'un an pour 10 heures d'éclairage
quotidien, il faut le changer. Il ne produit plus qu'une lumière faible
et sans rapport avec son spectre d'origine.

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