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Eau de mer tropicale
: On est loin des milieux plus ou moins ombragés et sombres des eaux
douces serpentant à travers des forêts tropicales, en eau de mer
corallienne la lumière est un élément indispensable à la santé psychique
des habitants de l'aquarium. Le milieu corallien, d'où proviennent les
poissons, est intensément éclairé, et les animaux que l'on élève chez
soi sont quasiment tous des animaux diurnes. Par conséquent, tenter de
conserver un poisson corallien dans un bac sombre, c'est le placer
d'emblée dans une situation qui va le diminuer psychiquement. Cela
correspond pratiquement à ouvrir la porte à toutes les affections
secondaires possibles. Si le poisson veut se sécuriser à l'ombre, ce
doit être à la suite d'un choix personnel, on doit donc lui ménager des
cachettes sombres dans un aquarium clair. C'est si vrai que beaucoup de
poissons se placent dans un trou «comme à la fenêtre», le museau tourné
vers l'extérieur et sa lumière.
L'aération
L'aération
hygiénique : L'aération de l'eau représente le moyen de bien
oxygéner
celle-ci afin de favoriser la respiration des animaux, c'est
fondamental, mais cela ne constitue pas, à proprement parler, une
fonction hygiénique. Au niveau de l'hygiène, oxygéner l'eau en l'aérant
c'est favoriser l'oxydation de toutes les matières organiques présentes.
C'est permettre, comme nous l'avons vu, la nitrification des formes
toxiques de l'azote (NH4) jusqu'aux formes moins nocives (N03). Les
moyens techniques à mettre en œuvre pour aérer un aquarium d'eau douce
sont extrêmement simples, ils se résument en un compresseur, un tuyau et
un diffuseur. Un diffuseur peut être placé à proximité de l'orifice
d'entrée d'un filtre, vers lequel les courants d'eau qu'il provoque
drainent les déchets. Il doit, si possible, être situé à proximité des
appareils de chauffage afin de permettre, par brassage mécanique, une
bonne répartition de la chaleur dans l'ensemble du bac. La question
délicate et mal résolue est de quantifier le volume d'air qu'il faut
injecter dans l'aquarium. Le débit horaire des petits compresseurs
utilisés par les amateurs (débit par ailleurs rarement indiqué par le
fabricant) varie, tant en fonction des contre-pressions engendrées par
la hauteur d'eau, que par la qualité ou l'âge du diffuseur. En pratique,
c'est par son expérience personnelle ou à défaut, grâce aux conseils de
son détaillant que l'aquariophile résout ce problème.
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Chaque cas est particulier. Ainsi, on croit couramment que certains
poissons comme les Anabantidés peuvent se passer entièrement d'une
aération de l'aquarium puisqu'ils disposent de systèmes respiratoires
complémentaires leur permettant d'utiliser l'oxygène atmosphérique'.
C'est globalement exact mais partiellement faux dans ce sens que, s'ils
peuvent se passer d'un complément d'oxygène respiratoire, ils demeurent
tributaires de l'oxygène concourant à la salubrité du bac. |
L'aération
thérapeutique : Dans le doute, il est toujours délicat, pour ne pas
dire dangereux, de réduire l'aération d'un aquarium, surtout dans le cas
de maladies déclarées.
La solubilité de l'oxygène est fonction inverse de la température,
c'est-à-dire que les eaux chaudes sont moins pourvues en oxygène dissous
que les eaux froides. Ainsi, une truite, poisson d'eau froide, va mourir
si on la place dans un aquarium trop chaud. Elle ne meurt pas de l'excès
de chaleur, elle périt d'asphyxie parce que l'eau ne contient plus assez
d'oxygène pour subvenir à ses besoins respiratoires. De même, dans
l'aquarium tropical, en cas de maladie, la première intervention
thérapeutique doit toujours consister à renforcer les défenses
naturelles des poissons en activant le métabolisme de ceux-ci. Comment?
D'abord en montant la température du bac de quelques degrés, de 24 à 27
par exemple. C'est une méthode simple et efficace qui comporte cependant
un inconvénient : en procédant ainsi, on diminue la solubilité de
l'oxygène dissous avec pour conséquence, une diminution de la réserve
d'oxygène disponible de l'aquarium. Cela crée une situation dangereuse
qu'il faut absolument compenser: soit en augmentant le débit des
diffuseurs, car ainsi on accélère le renouvellement de l'oxygène dissous
dans l'eau au fur et à mesure de sa consommation; soit, et cette
solution est surtout réservée à l'aquariophilie marine, en insufflant un
air suroxygéné grâce à l'utilisation d'un concentrateur d'oxygène.


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