L'éclairage naturel solaire
Esope en dirait que c'est la meilleure et la pire des choses. Il est
plus facile de suppléer à un manque de lumière que de lutter contre les
conséquences d'un excès. A savoir: risque de développement incontrôlable
des algues et d'élévation excessive de température. Ne craignez-pas de
mettre votre aquarium dans un endroit sombre.
L'éclairage à incandescence : Les qualités
sont d'être relativement bon marché à l'achat, et de ne pas nécessiter
les accessoires indispensables à la fluorescence.
Les défauts sont d'être d'une médiocre longévité, de ne pas fournir aux
plantes les rayons les plus utiles à leur développement, et de dégager
trop de chaleur.
L'éclairage par fluorescence : Il représente
la meilleure formule de toutes, grâce aux tubes à usage horticole à
employer seuls ou mieux encore (quand la taille de l'aquarium le permet)
en association : par exemple 2 tubes type horticulture-grolux pour 1
tube sélectionné parmi les types lumière du jour ou «True-lite» qui
émettent un rayonnement extrêmement puissant.
Ces tubes choisis, même les spéciaux horticulture, ne constituent pas
une réponse définitive à toutes les questions que pose l'éclairage, mais
ils sont les mieux adaptés à nos besoins et ils ont un immense avantage
: si vous n'incorporez pas le ballast, ils chauffent très peu par
eux-mêmes.
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Il faut donc préférer : soit les montages qui placent le ballast, lequel
dégage de la chaleur, hors de l'aquarium; soit les fluo présentés dans
un fourreau incorporant le cordon d'alimentation de conception
électronique qui remplace le ballast classique sans dégager de calories.
En effet, les conséquences d'un non-échauffement sont appréciables : les
plantes qui atteignent la surface, non seulement ne viennent pas s'y
brûler, mais encore continuent leur croissance naturelle. Ce fait est
important: certes, la lumière, quelle qu'en soit l'origine, brille
pareillement pour tout le monde, mais les besoins du muguet qui
affectionne l'ombre ne sont pas ceux du rosier qui aime le soleil. |
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Il en
est de même pour les plantes d'aquariums. Leurs exigences d'éclairement
sont différenciées; or, à partir du moment où grâce à une ombrelle de
verdure (frondaisons des grandes plantes ou présence de plantes de
surface). vous pouvez disposer de zones d'éclairement variées, il vous
devient partiellement possible de respecter les exigences des espèces et
d'améliorer d'autant plus leurs possibilités d'épanouissement.
Lors d'expositions notamment, on peut voir des bacs éclairés grâce à des
techniques peu usitées en aquariophilie usuelle. Ce sont:
— les lampes à iodures métalliques qui existent en 70 et 150 W;
— les lampes à halogène haute tension qui sont puissantes mais dégagent
trop de calories
— les lampes à halogène basse tension qui ne présentent pas cet
inconvénient et offrent une bonne longévité.
Quantité et dosage
L'indication de la quantité de lumière à fournir pour un aquarium donné
est une tâche ardue pour diverses raisons, la mesure de l'éclairage s'établit en lumens alors que les usages
commerciaux veulent que les lampes soient vendues avec l'indication de
leur puissance, c'est-à-dire en watts; la luminosité produite par un watt d'incandescence n'est pas
comparable à celle que fournit un watt de fluorescence; les différents types de lampes fluorescentes n'émettent pas à
puissance égale la même quantité de lumière; l'intensité du jour
naturel que reçoit un aquarium varie selon son emplacement par rapport à
la fenêtre qui éclaire la pièce, cette dernière recevant plus de lumière
au mois de juin qu'au mois de décembre; enfin, toutes les plantes n'éprouvent pas le même besoin de lumière.
C'est dire que la durée pendant laquelle un aquarium doit être éclairé
et la puissance à utiliser, sont variables.
A titre indicatif, il est cependant possible de donner comme base :
1 watt à raison de 4 litres d'eau pour un éclairage faible; 1 watt à
raison de 3 litres d'eau pour un éclairage moyen; 1 watt à raison de 2
litres d'eau pour un éclairage fort. Ce qui correspond en pratique à : une lampe fluorescente de 45 cm pour un aquarium de 50 cm; deux lampes de 60 cm pour un bac de 70 ou 80 cm; deux de 90 cm pour un bac de 1 m.
Lors de l'installation de votre bac, éclairez quotidiennement pendant 12
heures un aquarium recevant peu de lumière naturelle car, en climat
tropical, la durée du jour correspond à celle de la nuit. Au bout de
trois mois, vous pourrez déterminer si ce dosage est correct ou s'il y a
lieu d'augmenter ou de diminuer la puissance d'éclairage. La valeur
moyenne qualitative et quantitative de votre éclairage est correcte s'il
y a croissance des plantes sans prolifération excessive d'algues. Après
quelques semaines, c'est donc l'observation de ces algues qui vous
renseignera; elles vous serviront en quelque sorte de thermomètre pour
la lumière, c'est-à-dire qu'elles constitueront un témoin indicateur.
Heureux possesseurs de grands bacs, profonds de plus de 50 cm,
souvenez-vous que l'eau « absorbe » les rayons lumineux. Par conséquent,
les valeurs indiquées pour les aquariums usuels doivent être augmentées.
Cela signifie que si par exemple l'on éclaire à raison de 40 W un bac de
40 cm on devra fournir 60 W à un bac de 60 cm de hauteur d'eau.
Sachez que si votre galerie comporte un verre protecteur, ce dernier
n'absorbe que 5 % de l'intensité lumineuse. Mais à une condition: que ce
carreau soit vierge d'algues et de dépôts calcaires.