Le filtrage classique à charge filtrante
L'action filtrante s'effectue à l'aide de deux éléments qui
correspondent à deux phases biens distinctes. Au premier stade, il est
procédé seulement à un nettoyage physique. Pour cela, l'eau à filtrer
est dirigée vers une couche de mousse de perlon ou d'un matériau
similaire. Ce premier élément filtrant possède la propriété de
débarrasser l'eau de ses impuretés en les retenant. Bien entendu, si la
matière filtrante reste en place trop longtemps (beaucoup attendent
qu'elle devienne noire pour la changer), il se forme au-dessus d'elle un
limon vaseux, résultat de l'accumulation des déchets. L'eau qui vient se
faire filtrer coule alors nécessairement à travers ce concentré
d'impuretés avant d'atteindre la charge filtrante. Pour compléter ce
«nettoyage», l'eau traverse dans son deuxième stade une couche de
charbon actif. Le rôle de ce second élément filtrant est de terminer la
clarification de l'eau, de la décolorer, de la régénérer, de la
désodoriser, d'absorber éventuellement les gaz de fermentation. En un
mot, on demande au charbon d'épurer chimiquement afin que nos
pensionnaires puissent être heureux... comme des poissons dans l'eau !
Cette méthode de filtrage s'applique avec des filtres intérieurs ou
extérieurs. Elle convient à toutes les plantes.
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Les filtres intérieurs à réceptacle : Toutes les
formes et tous les volumes possibles et imaginables ont été
essayés; en fait, tous obéissent au même principe : obliger
l'eau à traverser une ou plusieurs matières filtrantes. Les
filtres intérieurs se posent sur ou dans le sable suivant
les modèles. Le processus connu assure la sortie de l'eau:
l'air arrive dans un petit tube pour puiser l'eau filtrée
vers un tube plus gros par lequel elle s'évacue. Ceux,
alimentés en air par l'intermédiaire d'un diffuseur, sont
les plus efficaces. |
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Leur rendement, c'est-à-dire le volume d'eau qu'ils sont
capables de filtrer, est de beaucoup supérieur à celui que peut produire
une arrivée d'air directe.
Le principe est simple : une boîte en matière plastique neutre contient
la matière filtrante : soit du perlon seul, soit du perlon plus du
charbon. Des fentes pratiquées dans le réceptacle permettent l'entrée de
l'eau à filtrer.
Ces appareils conviennent pour de tout petits bacs ou dans les cas
précis d'un filtrage d'appoint épisodique sur un matériau spécial, tel
que de la tourbe par exemple.
Le rendement de tout filtre intérieur est augmenté de 20 % quand la
sortie d'eau filtrée, prolongée jusqu'à la surface de l'eau, est évacuée
grâce à un coude placé tangentiellement à la surface.
L'astuce la plus simple pour savoir quand le charbon d'un filtre est
saturé consiste à verser deux gouttes de bleu de méthylène dans la cuve.
Si l'eau ressort incolore, le charbon est toujours efficace.
Les filtres dégraisseurs : Il existe également dans le commerce des filtres très simples dont
l'ambition se limite essentiellement à un pouvoir «dégraisseur». Ces
filtres, actionnés par une pompe à air, sont généralement constitués par
une éponge synthétique cylindrique qu'un tube exhausteur, chargé de
renvoyer l'eau filtrée, traverse en son centre; les impuretés se
déposent tant sur l'extérieur de l'éponge que dans ses fibres.
Ces appareils, rudimentaires de conception, simples de fonctionnement,
agissent comme nettoyeurs «mécaniques» de l'eau, l'éponge constituant
par ailleurs un bon habitat pour les bactéries.
Les filtres intérieurs à pompe électrique :
D'autres modèles de filtres intérieurs sont aussi élaborés que les
filtres extérieurs que nous allons examiner ci-après, car comme ces
derniers, ils sont alimentés en énergie. non plus par de l'air sous
pression, mais par un moteur électrique. Ils sont totalement
immergeables, moteur compris, et possèdent un rendement de 50
litres/heure ou davantage. Ils sont bien entendu un peu plus encombrants
et plus coûteux. Les avantages de ces filtres à réceptacle :
Alors que les filtres sous sable retiennent et transforment les matières
organiques, ceux-ci permettent, lors du rinçage des charges filtrantes,
d'extraire, hors de l'aquarium,
une partie des matières organiques. C'est autant d'éléments indésirables
qui sont éliminés de l'eau. Leurs inconvénients :
La place qu'ils occupent dans l'aquarium et la difficulté de les cacher
à cause de leur volume; le fait qu'il faut obligatoirement mettre les
mains dans l'eau pour les sortir... et pour les remettre en place, ce
qui n'est pas toujours aisé.
Conclusion : ces très bons filtres s'adressent essentiellement aux
amateurs qui ne peuvent pas utiliser un des filtres extérieurs, repris
plus loin, par manque de place disponible hors du bac.
Les filtres incorporés à l'aquarium :
Parmi les aquariums à la disposition de l'amateur, nous avons mentionné
des modèles avec coffre latéral incorporant un filtre. Ce filtre
comporte généralement trois compartiments dont une cuve de décantation
et fonctionne ainsi : l'eau à filtrer traverse un ou deux matériaux
filtrants avant d'être rejetée dans le bac par un exhausteur ou une
pompe électrique.
Avantages : le volume des masses filtrantes (souvent des plaques de
mousse) et l'accessibilité sont excellentes. Inconvénient : l'encombrement relatif. Conclusion: très bonne conception du filtrage, recommandée quand la
place disponible le permet.
L'excès en tout est un défaut. En eau douce, le meilleur filtrage n'est
pas obligatoirement le plus puissant. C'est au contraire souvent le plus
faible débit compatible avec une eau parfaitement claire et limpide.
